Un projet global 

Alors que nous avons mené une première action de manière non-professionnelle, les rencontres qui ont suivis et les discussions qui en ont découlées, nous ont permis de prendre conscience que notre soutien de ne pouvait pas s'arrêter là. 

Cependant, mener notre action de manière plus professionnelle a semblé primordial pour s'adapter au mieux à leurs besoins. En ce sens, afin d'établir notre constat, nous nous sommes intéressé au contexte social, politique et environnemental de la zone dans laquelle nous souhaitons agir, à savoir, la Casamance.

De plus, nous avons mené de nombreuses réunions avec les divers partis prenantes tels que les chefs de villages, ou les femmes que nous souhaitions aider, afin de comprendre leur besoin. 

Le contexte 

La Casamance est la région au sud du Sénégal, frontalière de la Guinée Bissao, et séparée du reste du pays au nord par la Gambie (pays et fleuve). C’est une région qui, de part son isolement, n’a pas bénéficié du développement économique qu’a pu connaître le reste du Sénégal.

Cette région (semi tropicale) est marquée par 2 saisons bien distinctes.

L’hivernage ou saison des pluies, qui commence en principe en juillet jusqu’en septembre/octobre, et la saison sèche qui couvre le reste de l’année.

Pendant l’hivernage, toutes les familles se concentrent sur la culture du riz, culture vivrière, heureusement conservée face à l’implantation de la monoculture d’arachide développée sur le reste du pays.

Ce riz est cultivé sur des rizières alimentées uniquement en eau de pluie. Il va être récolté par les familles en octobre/novembre et le stock sera géré par la ‘’Mama’’ qui assurera la sécurité alimentaire de toute la famille sur le reste de l’année.

Après la récolte du riz qui, depuis quelques années est variable en fonction des pluies très irrégulières, afin de diversifier et compléter leur autonomie alimentaire et avoir un complément économique, le collectif des femmes entame le travail de maraîchage sur les jardins collectifs, jardins qui seront le support de notre projet. Ces potagers ont été mis en place il y a une quinzaine d’années à la suite de la création de puits par des missions religieuses. Il faut savoir que l’eau est disponible en grande quantité grâce à une nappe phréatique disponible à quelques mètres (3/5 mètres).

Cependant, ces puits se sont progressivement colmatés et ne sont plus à 100% opérationnels, ce qui entraîne un prélèvement de la ressource long et fastidieux.

Notre constat

Constat numéro 1 : UN ACCES TRES DIFFICILE A L'EAU 

Le prélèvement en eau d’arrosage se fait de façon extrêmement pénible et archaïque. Avec des seaux relevés à la force des bras et une pénibilité encore accrue du fait du colmatage des puits.

Constat numéro 2 : UN MANQUE D'OPTIMISATION DES METHODES 
                                                             D'AGRICULTURE 

Nous avons constaté que les cultures pratiquées sur ces jardins, qui sont sur des sols très sableux et filtrants, pourraient être améliorées avec de meilleures pratiques agricoles (paillages disponibles pour moins lessiver les sols et réduire l’apport d’eau).

Constat numéro 3 : DES PROBLEMATIQUES LIEES A LA COMPLEXITE DES 
                                                         ACTES DE PROPRIETE 

Les terrains exploités par les collectifs des femmes ne sont pas cadastrés, et répondent au droit coutumier. Ils sont à même d’être récupérés par les propriétaires à leur bon vouloir, ce qui est déjà arrivé sur d’autres communes une fois que des pompes d’arrosages avaient été installées par des ONG .

Constat numéro 3 : UN MANQUE D'OPPORTUNITES PROFESSIONNELLES   
                                            POUR LES JEUNES HOMMES ACTIFS

Une grande partie des jeunes hommes des villages sont très attachés à leurs terres, et sont en recherche d’activités rémunératrices, car le riz récolté, est sous la gestion exclusive des ‘’Mama’’.

LES PISTES DU COEUR

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