Une approche globale 

Suite à une première action menée spontanément, les rencontres qui ont suivies nous ont amené à prendre conscience que notre investissement ne pouvait s'arrêter ainsi, vu l'enthousiasme et l'accueil de la population locale, qui a besoin d'une aide extérieure.
 

Nous avons cependant décidé de poursuivre nos actions, en menant cette fois-ci un projet en co-construction avec la population locale et de manière plus professionnelle, afin que ce dernier s'adapte au mieux à leurs demandes et à leurs besoins.
 

Pour concrétiser notre démarche, nous nous sommes intéressés au contexte social, et environnemental de la région de Casamance.

 

Nous avons également échangé avec les populations locales à de nombreuses reprises au travers de réunions. Celles-ci ont été menées avec les chefs de village et les groupes de femmes déjà constitués, qui travaillent ensemble dans leurs jardins collectifs.

Le contexte 

La Casamance est la région au sud du Sénégal, frontalière de la Guinée Bissao, et séparée du reste du pays au nord par la Gambie (pays et fleuve). C’est une région qui, de part son isolement, n’a pas bénéficié du développement économique qu’a pu connaître le reste du Sénégal.

Cette région (semi tropicale) est marquée par 2 saisons bien distinctes: l’hivernage ou saison des pluies, qui commence en principe en juillet jusqu’en septembre/octobre, et la saison sèche qui couvre le reste de l’année. Cependant, les changements climatiques influent sur ce cycle, puisqu'ils modifient et réduit les précipitation pendant la saison des pluies.   Une situation environnementale qui fait que l'Afrique est aujourd'hui le continent qui connaitra le plus de réfugiés climatiques d'ici 2050 (Banque Mondial 2018).

Pendant l’hivernage, toutes les familles se concentrent sur la culture du riz, culture vivrière.

Ce riz est cultivé sur des rizières alimentées uniquement en eau de pluie. Il va être récolté par les familles en octobre/novembre. Après la récolte du riz, qui depuis quelques années est variable en fonction des pluies très irrégulières, il va devenir impératif de compléter leur autonomie alimentaire car la récolte du riz risque de ne plus être suffisante. 

Les femmes entame le travail de maraîchage sur les jardins collectifs, jardins qui seront le support de notre projet.
Ces potagers ont été mis en place il y a une quinzaine d’années à la suite de la création de puits par des missions religieuses.
Il faut savoir que l’eau est disponible en grande quantité grâce à une nappe phréatique disponible à quelques mètres (3/5 mètres). 
Cependant, ces puits se sont progressivement colmatés et ne sont plus à 100% opérationnels, ce qui entraîne un prélèvement de la ressource long et fastidieux.

Notre constat

Constat numéro 1 : UN ACCES TRES DIFFICILE A L'EAU 

Le prélèvement en eau d’arrosage se fait de façon extrêmement pénible et archaïque. (Avec des seaux relevés à la force des bras et une pénibilité encore accrue du fait du colmatage des puits.) Améliorer l'accès à l'eau permet d'envisager des cultures vivrières autre que le riz. 

Constat numéro 2 : UN MANQUE D'OPTIMISATION DES METHODES 
                                                             D'AGRICULTURE 

Nous avons constaté que les cultures pratiquées sur ces jardins, qui sont sur des sols très sableux et filtrants, pourraient être améliorées avec de meilleures pratiques agricoles (paillages disponibles pour moins lessiver les sols et réduire l’apport d’eau, fertilisation possible avec déjections des animaux...).

Constat numéro 3 : DES PROBLEMATIQUES LIEES A LA COMPLEXITE DES 
                                                         ACTES DE PROPRIETE 

Les terrains exploités par les collectifs des femmes ne sont pas cadastrés, et répondent au droit coutumier. Ils sont à même d’être récupérés par les propriétaires à leur bon vouloir.

Constat numéro 4 : UN MANQUE D'OPPORTUNITES PROFESSIONNELLES   
                                            POUR LES JEUNES HOMMES ACTIFS

Le développement d'une agriculture diversifiée, leur permettrait d'avoir une activité économique rémunératrice , limitant l'exode rural.

Notre ambition

Fort de ce constat : notre ambition générale est d’aider ces populations à se structurer et garder une autonomie alimentaire, grâce à des moyens techniques et des formations.

L’implication directe des populations locales comme condition sine qua non du projet :

Même si l’association Les Pistes Du Coeur porte le projet, l’objectif est de développer celui-ci conjointement avec les populations locales, un investissement de leur part est donc également attendu, et sera une condition sine qua non du projet.

En ce sens, les collectifs de femmes, grâce au soutien de Léopold avec qui nous travaillons étroitement, ont entrepris de se constituer en coopératives, qui sont en train d’être enregistrées à la sous-préfecture.

Le sous-préfet que nous avons rencontré à la fin de notre mission, supporte notre action et nous assure de son soutien. Il sera également à même de faciliter les questions administratives.

Ces coopératives de femmes, maintenant structurées, vont pouvoir officialiser et acter l’exploitation de ces jardins auprès des pouvoirs publics.

LES PISTES DU COEUR

Association à caractère humanitaire
Certifiée d'Intêret Général


 

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